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LA DÉCLARATION DE BOLOGNE ET LA RÉFORME DES UNIVERSITÉS,
"Il faut rendre nos
universités compétitives
sur le marché mondial de l'enseignement
supérieur."
Cette affirmation émanant de la commissaire européenne à l'éducation et à la culture, Viviane Reding, illustre avec brio la direction que doivent prendre les réformes universitaires.
La signature de la DÉCLARATION DE BOLOGNE le 16 juin 1999 par 29 pays européens, dont la Suisse, constitue une étape importante dans ce processus.
Dans un but de rentabilité, des fusions, que l'on nomme plus pudiquement des PÔLES DE COMPÉTENCES, seront notamment effectuées ; les investissements et les enseignements seront dispensés SELON LES BESOINS DU MARCHÉ DU TRAVAIL.
Concrètement, cela signifie la suppression du diplôme actuel de fin d'études (souvent appelé "licence") et son remplacement par un BACHELOR (trois années d'études) et un MASTER (deux années supplémentaires). On s'oriente alors vers le modèle anglo-saxon d'études supérieures, où la plupart des étudiants et étudiantes terminent leur formation avec un bachelor, soit un diplôme intermédiaire, répondant aux principales exigences des entreprises privées. Le master correspond au diplôme final actuel (licence), tout en introduisant une nouvelle barrière de sélection (numerus clausus mais aussi barrière financière pour celles et ceux qui doivent travailler pour financer leurs études).
Tout cela nuit à une diversité de la formation et met en péril certains cours, voir même certaines branches.
A plus forte raison, CELA ROMPT AVEC L'IDÉE DE SERVICE PUBLIC à laquelle l'université s'est tenue jusqu'à aujourd'hui.
Pour en savoir plus, lire l'article de P. Strekeisen : le sens des accords de Bologne (document PDF - 84 Ko)