|
Une année
après...
Le 20 mars 2003, les
gouvernements des Etats-Unis et de la Grande-Bretagne
lançaient leurs armées contre l'Irak.
Officiellement, cette guerre menée contre une
population de 18 millions d'habitants dont la moitié
a moins de vingt ans, visait trois objectifs :
anéantir les armes de destruction de masses qu'aurait
fabriquées l'Irak, combattre le terrorisme et
instaurer la démocratie.
Onze mois plus
tard, aucune arme de destruction de masse n'a
été mise à jour. Par contre, ce sont
des masses de décombres de maisons
éventrées, d'installations sanitaires ou
industrielles détruites qui dessinent les paysages
des villes irakiennes. Ce sont des milliers de kilos de
substances toxiques, pour la population et pour
l'environnement, qui ont été
répandus.
Onze mois plus
tard, le terrorisme n'est pas à genou, bien au
contraire ! L'arrogance de l'occupation le stimule : les
attentats sont devenus quotidiens et leurs victimes ne sont
pas ceux qui ont ordonné la guerre mais de jeunes
chômeurs transformés en soldats, des civils,
des femmes et des enfants. L'agression contre le peuple
irakien, l'occupation militaire du pays, finissent par
auréoler de légitimité le terrorisme
intégriste.
Onze mois plus tard,
malgré l'humiliante capture de Saddam Hussein, la
démocratie n'est pas établie en Irak.
Transformé en protectorat étasunien, le pays
est placé sous la férule d'une occupation
militaire qui applique jusque dans le détail les
méthodes d'occupation expérimentées en
Palestine par l'armée israélienne. Les
principales richesses du pays, le pétrole notamment,
sont gracieusement remises aux mains des compagnies
nord-américaines.
=> Il y a onze
mois, le 15 février et le 22 mars, quelques millions
d'hommes et de femmes de tous les continents se sont
levés par millions pour dire non à la guerre.
Elle a néanmoins eu lieu.
Aujourd'hui, avec la
complicité du Conseil de sécurité de
l'ONU qui l'a légalisée, elle continue sous la
forme d'une guerre d'occupation.
Tout doit être
fait pour mettre un terme à la guerre. La
normalisation rapide d'un protectorat en Irak ne serait que
le prélude à d'autres guerres, contre l'Iran
ou la Syrie par exemple.
C'est aux irakiennes et aux
irakiens de décider de leur avenir et non pas
à ceux qui veulent lui imposer l'ordre des
multinationales du pétrole. Au même titre, il
faut défendre le droit à
l'autodétermination du peuple palestinien et du
peuple tchétchène.
Il faut descendre dans la rue pour
crier :
Non à l'occupation de
l'Irak.
Oui au retrait
immédiat et sans conditions des troupes
étrangères, qu'elles soient
étasuniennes, britanniques, espagnoles, polonaises,
italiennes ou d'autres pays.
Non à la
légitimité d'un gouvernement provisoire
fantoche.
Oui à
l'autodétermination du peuple irakien ; pour
l'élection libre et rapide d'une assemblée
constituante avec l'appui d'observateurs internationaux ;
pour la concrétisation des droits
démocratiques, sociaux et culturels ; pour des droits
égaux pour hommes et femmes et pour le respect de
l'intégrité corporelle des femmes.
Notre soutien aux
organisations démocratiques et émancipatrices,
notamment au mouvement des chômeurs et aux
organisations de défense des droits des
femmes.
Non à l'occupation
par l'armée israélienne des territoires
palestiniens et à la construction du mur de
l'apartheid, ainsi qu'à la présence de
l'armée russe en Tchétchénie ; oui au
droit à l'autodétermination du peuple
palestinien et du peuple
tchétchène.
Retour
au haut de la page
|